Test Anycubic Photon Mono 4 : notre avis complet
Par L'atelier Imprim-3D · Mis à jour en juin 2026 · Avis établi à partir de 3 tests (vidéo et écrits)
L'Anycubic Photon Mono 4 est l'imprimante résine MSLA d'entrée de gamme qui démocratise l'écran 10K compact. Pour des figurines, miniatures et bijoux, le niveau de détail est largement suffisant et fiable au quotidien, à condition d'accepter une vitesse modérée, un slicer maison basique et l'absence de Wi-Fi ou de détections avancées réservées à la version Ultra. En occasion reconditionnée, c'est l'un des meilleurs tickets d'entrée vers la résine de précision, tant que l'écran LCD et le film FEP ont été vérifiés.
4.1/5
Note globale
Livré d’Europe
Filament expédié vite, à l’unité
Occasion garantie
Machines testées, fiche vérifiée
Paiement sécurisé
Vos données protégées
Conseil maker
On répond avant l’achat
Sommaire
Les notes en détail
On aime
- Écran 10K mono 7 pouces (9024 x 5120, 17 µm) : détail très fin sur les petites pièces
- Excellent rapport qualité-prix, encore meilleur en occasion reconditionnée
- Très bonne fiabilité rapportée par les utilisateurs sur des séries d'impressions
- Mise à niveau simplifiée et prise en main rapide, adaptée aux débutants
- Compatible avec les slicers tiers (Chitubox, Lychee) en plus de Photon Workshop
- Format compact qui se loge facilement sur un bureau ou dans un atelier
On aime moins
- Vitesse modérée (environ 50 mm/h en résine standard) face à la Mono 4 Ultra
- Pas de Wi-Fi ni de détections automatiques (résidus, niveau, panne) : transfert par USB
- Petit écran de contrôle 2,8 pouces et logiciel Photon Workshop assez basique
- Plateau d'impression rigide (non flexible) : décollage des pièces un peu délicat
- Le gain réel du 10K reste modeste face à un 4K selon plusieurs testeurs
Présentation : la résine 10K compacte à prix d'entrée
L'Anycubic Photon Mono 4 est une imprimante 3D résine MSLA compacte lancée fin 2024, pensée comme la porte d'entrée vers le détail 10K à petit prix. Elle embarque un écran LCD monochrome 7 pouces de 9024 x 5120 pixels (17 x 17 µm par pixel) pour un volume d'impression de 153,4 x 87 x 165 mm, soit un format de bureau idéal pour les figurines, miniatures, bijoux et petits prototypes.
Attention à ne pas la confondre avec la Photon Mono 4 Ultra, le modèle supérieur. La version standard, que nous traitons ici, partage le même écran 10K mais se distingue par une source lumineuse à matrice LED (et non COB + lentille Fresnel), un écran de contrôle de 2,8 pouces, une vitesse plus modérée, l'absence de Wi-Fi et l'absence des détections automatiques de l'Ultra. C'est l'arbitrage classique : la même définition d'écran, moins d'automatisation et de confort, pour un tarif nettement plus accessible.
Qualité et niveau de détail
Sur le terrain, le verdict des testeurs est cohérent : les figurines et miniatures sortent propres, nettes et suffisamment détaillées pour satisfaire la grande majorité des utilisateurs d'une résine d'entrée de gamme. La précision XY de 17 µm capte bien les expressions de visage, les textures fines et les petits éléments décoratifs, un résultat parfois comparé à des pièces moulées par injection.
Il faut toutefois relativiser l'argument marketing du 10K. Plusieurs testeurs anglophones notent que, sur des fichiers de test comparés à d'anciennes machines 4K, le gain réel de netteté n'est pas spectaculaire : le chiffre de résolution compte moins que la qualité de la source lumineuse et du film de décollement. La matrice LED de la version standard fait correctement le travail, mais elle n'égale pas l'uniformité de la source COB de l'Ultra. Pour un usage figurines et bijoux, la qualité reste largement au rendez-vous.
Vitesse et automatisation
La vitesse est le compromis principal de cette version standard. Anycubic annonce environ 50 mm/h en résine classique et jusqu'à 70 mm/h avec une résine haute vitesse, là où la Mono 4 Ultra grimpe à 80, voire 120 mm/h. Pour une impression de figurines à l'unité ou en petite plaque, cela reste très acceptable ; pour de la production en série, l'écart se ressent.
Côté automatisation, la version standard reste volontairement sobre. La mise à niveau est simplifiée et la prise en main rapide, ce qui en fait une bonne machine pour débuter. En revanche, pas de Wi-Fi ni de cloud (transfert des fichiers par clé USB), un écran de contrôle de 2,8 pouces seulement, et aucune des détections intelligentes de l'Ultra (résidus de résine, niveau, panne d'impression, usure du film). Ces fonctions de sécurité manquantes ne sont pas bloquantes, mais elles expliquent une partie de l'écart de prix avec le modèle supérieur.
Écran LCD, FEP et consommables
Comme toute MSLA, la Photon Mono 4 repose sur deux consommables clés à surveiller : l'écran LCD 10K et le film FEP de la cuve. L'écran a une durée de vie limitée et finit par s'user après de longues heures de cumul UV ; c'est la pièce la plus coûteuse à remplacer, donc l'élément central à inspecter sur une machine d'occasion. Le film FEP, lui, est un consommable normal : il se trouble, se détend et se perce avec le temps, mais son remplacement est simple, peu cher et se commande directement chez Anycubic.
Le plateau d'impression est rigide (non flexible), ce qui rend le décollage des pièces un peu plus délicat qu'avec un plateau souple : la spatule métallique fournie fonctionne, mais demande un geste maîtrisé pour ne pas rayer la surface. Côté logiciel, Photon Workshop reste basique ; les utilisateurs exigeants passent volontiers à Chitubox ou Lychee, tous deux compatibles, pour des supports peints à la main et un réglage d'exposition plus fin.
Acheter une Anycubic Photon Mono 4 d'occasion
L'occasion reconditionnée est un excellent plan sur cette machine, à condition de contrôler les bons points. Priorité absolue à l'écran LCD : demander un test d'exposition uniforme et l'historique d'heures d'impression, car c'est la pièce d'usure la plus chère. Vérifier ensuite l'état du film FEP de la cuve (clarté, tension, absence de perforation ou de marques blanches), inspecter la cuve elle-même (rayures profondes, traces de résine durcie au fond) et contrôler que le plateau d'impression n'est ni voilé ni trop rayé. Confirmer aussi que la spatule, la cuve et le câble d'alimentation sont présents, et que la mise à niveau se fait sans accroc.
Notre angle testé : sur ce modèle, le risque réel en occasion n'est pas la mécanique, réputée fiable (plusieurs testeurs rapportent des séries sans aucun échec), mais l'usure des deux consommables. Un écran fatigué ou un FEP percé se remplacent, mais le coût doit se déduire du prix d'achat. Une Mono 4 standard reconditionnée, écran sain et FEP récent, reste l'un des meilleurs tickets d'entrée vers la résine 10K, surtout face au prix neuf de l'Ultra dont elle partage la définition d'écran.
Fiche technique
| Type | Résine MSLA |
|---|---|
| Volume d’impression | 153.4×87×165 mm (2.2 L) |
| Année | 2024 |
| Résolution écran | 10K (10240×5760) |
| Taille écran LCD | 7" monochrome |
| Résolution XY | 17×17 µm |
| Vitesse max | 70 mm/h (résine high-speed, 0.1 mm) |
| Nivellement | Manuel 4 points |
| Connectivité | USB |
| Poids | 4 kg |
| Source lumineuse | Parallel Matrix ~3000 µW/cm² |
| Prix neuf indicatif | ~219 € |
| État | Occasion garantie, testée |
Fiche technique vérifiée — voir la fiche produit pour la disponibilité.
Ce qu’en disent les makers
Synthèse des retours croisés de plusieurs tests vidéo et écrits.
- Les figurines sortent propres et détaillées, largement de quoi satisfaire un usage hobby budget.
- Le 10K est en partie du marketing : le résultat n'est pas radicalement plus net qu'un bon 4K.
- Mise en route en quinze minutes et zéro échec sur un mois de tests : machine très fiable.
- Le plateau rigide complique un peu le décollage des pièces, il faut un geste prudent.
- À ce prix, c'est l'une des meilleures portes d'entrée vers la résine de précision.
Pour qui ?
Pour le débutant ou l'amateur de figurines, miniatures, bijoux et petits prototypes qui veut du détail 10K sans se ruiner, et qui accepte une vitesse modérée et un workflow sans Wi-Fi. À éviter pour qui cherche la vitesse, les grandes pièces ou les automatismes de l'Ultra.
Cette Anycubic Photon Mono 4 vous intéresse ?
Disponibilité et fiche technique vérifiée sur la fiche produit.
À comparer avec
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Quelle est la différence entre la Photon Mono 4 et la Mono 4 Ultra ?
Les deux partagent le même écran 10K de 7 pouces, mais l'Ultra ajoute une source lumineuse COB plus uniforme, une vitesse supérieure (jusqu'à 80-120 mm/h), le Wi-Fi, un écran de contrôle plus grand et des détections automatiques (résidus, niveau, panne). La version standard, plus simple et moins chère, vise le détail à petit prix sans ces automatismes.
La Photon Mono 4 est-elle adaptée aux débutants ?
Oui. La mise à niveau est simplifiée, la prise en main rapide et de nombreux utilisateurs rapportent des impressions réussies dès le premier jour avec une grande fiabilité. Il faut juste respecter les précautions classiques de la résine : gants, lunettes, ventilation et nettoyage à l'alcool isopropylique.
Le 10K apporte-t-il vraiment plus de détail qu'un écran 4K ?
Le détail est très bon et suffisant pour des figurines et miniatures, mais plusieurs testeurs soulignent que le gain réel face à un 4K de qualité reste modeste. Sur cette machine, la source lumineuse à matrice LED et le film de décollement comptent autant que le nombre de pixels affiché.
Quels consommables faut-il prévoir en achat d'occasion ?
Les deux pièces d'usure à surveiller sont l'écran LCD (la plus chère, à tester pour son uniformité et son nombre d'heures) et le film FEP de la cuve (à changer s'il est trouble, détendu ou percé). Le FEP est peu cher et facile à remplacer ; un écran fatigué doit faire baisser le prix d'achat.
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