Test Elegoo Centauri Carbon : notre avis complet
Par L'atelier Imprim-3D · Mis à jour en juin 2026 · Avis établi à partir de 3 tests (vidéo et écrits)
La Centauri Carbon est la machine qui a fait basculer Elegoo dans la cour des grands : une CoreXY à enceinte fermée vendue au prix d'une bed-slinger d'entrée de gamme. La presse spécialisée la salue presque unanimement, Tom's Hardware lui décernant son Editor's Choice avec un Benchy bouclé en un peu plus de 18 minutes. Son point faible historique restait un firmware perfectible aux débuts et un écosystème jeune, deux reproches qui se sont nettement atténués avec les mises à jour. En occasion reconditionnée, le rapport qualité-prix devient tout simplement difficile à battre pour qui veut imprimer vite, en matériaux techniques et sans bidouiller.
4.3/5
Note globale
Livré d’Europe
Filament expédié vite, à l’unité
Occasion garantie
Machines testées, fiche vérifiée
Paiement sécurisé
Vos données protégées
Conseil maker
On répond avant l’achat
Sommaire
- Notes & avis
- Présentation : le disrupteur prix qui démocratise la CoreXY fermée
- Qualité d'impression et fiabilité
- Vitesse et matériaux techniques
- Écosystème, automatisation et logiciel
- Acheter une Elegoo Centauri Carbon d'occasion
- Fiche technique
- Ce qu’en disent les makers
- À comparer avec
- Questions fréquentes
Les notes en détail
On aime
- Architecture CoreXY à enceinte entièrement fermée, rare à ce niveau de prix, idéale pour l'ABS, l'ASA et le contrôle thermique de la chambre
- Buse renforcée acier trempé montant à 320 degrés : capable d'imprimer les filaments chargés fibre de carbone (PLA-CF, PETG-CF) sans érosion prématurée, là où une buse laiton concurrente s'use en quelques dizaines d'heures
- Vitesse réelle de production élevée, jusqu'à 500 mm/s annoncés et un Benchy de référence imprimé en environ 18 minutes par Tom's Hardware
- Excellente qualité d'impression dès la sortie du carton : couches nettes, ringing minimal, overhangs propres jusqu'à environ 65 degrés
- Prise en main quasi immédiate, machine livrée pré-assemblée, calibration automatique et profils Elegoo Slicer (dérivé d'OrcaSlicer) bien réglés d'origine
- Polyvalence matériaux large : PLA, PETG, TPU, ABS, ASA et variantes CF, le tout dans une enceinte qui limite warping et odeurs
On aime moins
- Firmware perfectible aux premières productions (gels d'impression rapportés sur de longs travaux), depuis largement corrigé par les mises à jour mais à vérifier sur une machine d'occasion
- Niveau sonore notable à pleine vitesse : ventilateurs audibles et panneaux d'enceinte qui peuvent vibrer, on est loin du silence d'une P1S
- Pas de détection IA des ratés ni de caméra LiDAR, et visibilité interne limitée sur l'impression en cours
- Multicolore natif promis puis abandonné par Elegoo sur ce modèle pour raisons techniques : la machine reste mono-filament (le système multi-couleurs est réservé à la Centauri Carbon 2)
- Écosystème et communauté plus jeunes que ceux de Bambu Lab, même si la base OpenCentauri progresse vite
Présentation : le disrupteur prix qui démocratise la CoreXY fermée
Sortie en 2025, la Elegoo Centauri Carbon est le premier vrai succès d'Elegoo sur le terrain FDM CoreXY, après des années passées surtout sur la résine. Son pari est simple et frontal : proposer une cinématique CoreXY rapide dans une enceinte entièrement fermée, châssis acier moulé et panneaux verre-aluminium, pour un tarif de lancement situé autour de 300 dollars, soit le prix d'une imprimante à plateau mobile basique. Volume d'impression de 256 x 256 x 256 mm, un standard confortable pour le segment.
Cet angle prix a immédiatement attiré l'attention de la presse spécialisée. All3DP la décrit comme une CoreXY étonnamment capable et bien construite à un prix accessible, tandis que Tom's Hardware parle de la meilleure expérience prête à l'emploi jamais obtenue sur une imprimante FDM Elegoo. Sur le marché de l'occasion reconditionnée, cet ADN de rupture se prolonge : on récupère une machine techniquement ambitieuse pour une fraction du budget d'une concurrente fermée équivalente.
Qualité d'impression et fiabilité
Côté rendu, les testeurs sont convergents : couches nettes, ringing minimal, détails fins bien restitués et porte-à-faux propres jusqu'à environ 65 degrés, là où beaucoup de FDM grand public décrochent au-delà de 60 degrés. 3DPrintingIndustry rapporte des pièces propres et sans affaissement en PLA, PETG et ABS, l'enceinte fermée apportant un vrai plus sur les matériaux techniques sujets au warping. Les réglages d'usine d'Elegoo Slicer sont suffisamment bons pour obtenir d'excellents résultats sans tuning poussé.
Le bémol historique concerne le firmware des toutes premières séries : certains testeurs, dont howtogeek, ont connu des gels d'impression sur de longs travaux, qu'Elegoo a reconnus et corrigés via mises à jour. Bonne nouvelle de fond, la Centauri Carbon a résolu les problèmes chroniques de calibration de plateau qui plombaient les anciens modèles Elegoo. Sur une machine d'occasion, le réflexe est donc simple : appliquer le dernier firmware avant de juger la fiabilité.
Vitesse et matériaux techniques
La vitesse est l'argument massue. La CoreXY est annoncée jusqu'à 500 mm/s avec une accélération de 20 000 mm/s², et Tom's Hardware a sorti un Benchy de référence en environ 18 minutes. En pratique qualité, on se cale plutôt autour de 150 à 250 mm/s sur les périmètres, ce qui reste très rapide et divise nettement les temps d'impression face à une machine à plateau mobile classique.
Le second atout différenciant est la buse en acier trempé et le hotend monté à 320 degrés. Cette combinaison ouvre la porte aux filaments chargés fibre de carbone (PLA-CF, PETG-CF) que la buse encaisse sans usure notable sur plusieurs kilos, un avantage concret face aux machines livrées en buse laiton qui s'érode vite avec l'abrasif. Associée à l'enceinte fermée, elle permet d'aborder sereinement l'ABS et l'ASA, et de tenter le nylon avec un peu de méthode. C'est précisément ce profil vitesse plus matériaux techniques qui justifie le nom Carbon.
Écosystème, automatisation et logiciel
L'automatisation au quotidien est au rendez-vous : machine pré-assemblée, mise en route en moins de vingt minutes, nivellement automatique et capteur de fin de filament. Le logiciel Elegoo Slicer est un dérivé d'OrcaSlicer avec d'excellents profils préchargés, ce qui rend la prise en main très accessible aux débutants tout en laissant la porte ouverte aux réglages avancés.
Les limites se situent côté fonctions premium et écosystème. Pas de détection IA des erreurs ni de caméra LiDAR, et il faut parfois saisir l'adresse IP à la main pour le suivi à distance. Surtout, le multicolore natif initialement promis sur ce modèle a été abandonné par Elegoo pour des raisons matérielles, le système multi-couleurs étant désormais réservé à la Centauri Carbon 2. Face à une Bambu Lab A1 ou P1S, l'écosystème est plus jeune, mais la communauté OpenCentauri comble rapidement le terrain. Le résumé partagé par les testeurs est clair : ces fonctions manquantes sont secondaires au regard du prix demandé.
Acheter une Elegoo Centauri Carbon d'occasion
Points de contrôle avant achat d'un exemplaire reconditionné : mettre d'abord la machine au dernier firmware, c'est le correctif clé des soucis de stabilité des premières séries. Vérifier ensuite l'état de la buse acier trempé (un usage carbone intensif l'use moins vite que du laiton, mais contrôler le diamètre réel et l'absence de bouchon), la tension et l'usure des courroies CoreXY, l'état du plateau PEI et de ses ressorts magnétiques, le bon fonctionnement du nivellement automatique sur une première couche test, l'intégrité des panneaux verre-aluminium de l'enceinte et du capteur de fin de filament. Lancer un Benchy ou un cube de calibration permet de juger en quelques minutes vitesse, première couche et bruit.
Notre angle testé : la Centauri Carbon est précisément le type de machine où l'occasion fait sens, car ses points faibles d'origine (firmware jeune, calibration) ont été corrigés logiciellement et son matériel surdimensionné pour le prix (châssis moulé, buse trempée, hotend 320 degrés, enceinte fermée) vieillit bien. Un exemplaire suivi en mises à jour offre un rapport vitesse-matériaux techniques-prix que peu de concurrentes neuves égalent. Le bon réflexe reste de privilégier un vendeur transparent sur l'historique d'impression et sur la version firmware installée.
Fiche technique
| Type | FDM CoreXY |
|---|---|
| Volume d’impression | 256×256×256 mm |
| Année | 2025 |
| Buse max | 320 °C (acier trempé) |
| Plateau max | 110 °C (chauffe AC 1000W) |
| Vitesse max | 500 mm/s, accél. 20 000 mm/s² |
| Débit max | 32 mm³/s |
| Connectivité | WiFi double bande, USB, 8 Go ROM, OTA |
| Nivellement | Auto (4 capteurs de pression) |
| Enceinte | Fermée (châssis fonte d'aluminium) |
| Multicouleur | Non (1 couleur, compatible upgrade ACE futur) |
| Caméra | Caméra de chambre (monitoring temps réel) |
| Écran | Tactile couleur |
| Prix neuf indicatif | 329 € |
Fiche technique vérifiée — voir la fiche produit pour la disponibilité.
Ce qu’en disent les makers
Synthèse des retours croisés de plusieurs tests vidéo et écrits.
- Le meilleur démarrage prêt à l'emploi qu'on ait eu sur une imprimante FDM Elegoo, avec un Benchy bouclé en environ 18 minutes (Tom's Hardware, Editor's Choice).
- Une CoreXY étonnamment capable et bien construite à un prix accessible (All3DP).
- Bon matériel mais firmware à parfaire au lancement, avec des gels d'impression ponctuels reconnus par Elegoo (howtogeek, test 100 heures).
- À pleine vitesse, ça bourdonne comme un essaim d'abeilles : les ventilateurs et les panneaux d'enceinte se font entendre (testeurs longue durée).
- La buse acier trempé encaisse les filaments carbone sur plusieurs kilos sans usure notable, là où une buse laiton concurrente lâche vite (synthèse retours carbone).
Pour qui ?
Pour le maker qui veut imprimer vite et en matériaux techniques (PETG, ABS, ASA, chargés carbone) sans se ruiner ni passer des heures à régler sa machine. En occasion, c'est le choix malin pour découvrir la CoreXY fermée à budget contenu, à condition d'accepter l'absence de multicolore et un fonctionnement plutôt sonore.
Cette Elegoo Centauri Carbon vous intéresse ?
Disponibilité et fiche technique vérifiée sur la fiche produit.
À comparer avec
Voir les comparatifs →Questions fréquentes sur la Elegoo Centauri Carbon
L'Elegoo Centauri Carbon peut-elle vraiment imprimer la fibre de carbone ?
Oui, c'est l'un de ses arguments majeurs. Sa buse en acier trempé et son hotend monté à 320 degrés lui permettent d'imprimer les filaments chargés fibre de carbone comme le PLA-CF et le PETG-CF sans usure prématurée, contrairement aux machines en buse laiton qui s'érodent vite avec les matériaux abrasifs.
Comment se compare-t-elle à une Bambu Lab A1 ou P1S ?
Elle offre une enceinte fermée et une buse trempée 320 degrés que l'A1 (ouverte) n'a pas, pour un tarif souvent inférieur à la P1S. La P1S garde l'avantage sur la maturité de l'écosystème, le multicolore AMS et le silence de fonctionnement. À qualité équivalente une fois calibrée, la Centauri Carbon mise sur le rapport prix-matériaux techniques.
Est-elle adaptée à un débutant ?
Oui. Elle arrive pré-assemblée, se met en route en moins de vingt minutes, dispose d'un nivellement automatique et d'un slicer dérivé d'OrcaSlicer avec d'excellents profils d'usine. La presse la juge facile d'accès pour un premier achat, à condition d'accepter un fonctionnement assez sonore.
Que vérifier avant d'acheter une Centauri Carbon d'occasion ?
Mettre la machine au dernier firmware (correctif clé des soucis de stabilité initiaux), contrôler l'état de la buse acier trempé et l'absence de bouchon, la tension et l'usure des courroies CoreXY, le plateau PEI, le nivellement automatique sur une première couche test, et l'intégrité des panneaux d'enceinte. Un Benchy de contrôle suffit à juger l'essentiel en quelques minutes.
Autres tests à lire
4.2/5 Anycubic Kobra S1 Combo
La Kobra S1 Combo marque le premier vrai virage CoreXY fermé d'Anycubic, et c'est une réussite : qualité d'impression parmi les meilleures de sa catégorie, vitesse réelle solide et multicouleur ACE Pro intégré qui fonctionne sans bidouille. Le talon d'Achille reste commun à toute la catégorie, le gaspillage de filament aux changements de couleur, accentué ici par un slicer qui n'affiche pas le volume purgé. En occasion bien vérifiée, c'est l'une des meilleures portes d'entrée vers le multicouleur fermé sous la barre de la P1S.
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4.5/5 Elegoo Mars 5 Ultra
L'Elegoo Mars 5 Ultra est l'une des imprimantes résine compactes les plus abouties pour débuter. Son écran mono 9K et son système de bascule (tilt) délivrent des détails très fins à bonne vitesse, avec une mise en route quasi plug-and-play. En occasion testée, c'est un excellent point d'entrée, à condition de vérifier l'usure de l'écran et du film FEP.