Test Prusa i3 MK3S+ : notre avis complet
Par L'atelier Imprim-3D · Mis à jour en juin 2026 · Avis établi à partir de 3 tests (vidéo et écrits)
La Prusa i3 MK3S+ est l'une des imprimantes 3D les plus respectées de la décennie, considérée par de nombreux praticiens comme une référence de fiabilité et de longévité. Sa qualité d'impression reste excellente et son écosystème open source quasi inégalé, mais elle accuse son âge face aux CoreXY modernes côté vitesse. En occasion reconditionnée, à un prix bien inférieur au neuf, elle reste un achat très pertinent pour qui cherche une machine increvable plutôt qu'une course aux records.
4.5/5
Note globale
Livré d’Europe
Filament expédié vite, à l’unité
Occasion garantie
Machines testées, fiche vérifiée
Paiement sécurisé
Vos données protégées
Conseil maker
On répond avant l’achat
Sommaire
Les notes en détail
On aime
- Fiabilité légendaire saluée par les retours longue durée : des machines tournent des années en quasi-continu, certaines au-delà de plusieurs milliers d'heures
- Excellente qualité d'impression, géométrie propre et surfaces régulières confirmées par les tests de Tom's Hardware et All3DP
- Calibration automatique du plateau avant chaque impression (sonde inductive) qui supprime le réglage manuel fastidieux
- Plateau magnétique flexible PEI : décollage des pièces sans outil, qui a fait référence sur le marché
- Écosystème open source exceptionnel : PrusaSlicer, mises à jour firmware régulières, base de connaissances complète et pièces détachées disponibles longtemps
- Mode Stealth très silencieux grâce aux drivers TMC2130, adapté à un bureau ou une pièce de vie
On aime moins
- Plus lente que les CoreXY modernes (CORE One, Bambu Lab) : architecture cartésienne bridée mécaniquement sur la vitesse
- Capteur de filament optique parfois capricieux avec les filaments transparents ou très foncés, pouvant déclencher de fausses pauses selon les retours
- Écran LCD monochrome et interface qui datent face aux machines récentes
- Option multicouleur MMU2S réputée délicate et exigeante en patience selon de nombreux utilisateurs (le module a depuis évolué en MMU3)
- Volume d'impression de 250 x 210 x 210 mm correct mais sans plus pour les grandes pièces
Présentation : la cartésienne devenue référence
Conçue par Prusa Research, la i3 MK3S+ est une imprimante FDM à architecture cartésienne, héritière directe d'une lignée qui a façonné l'impression 3D grand public. Elle s'appuie sur une carte Einsy Rambo, des drivers silencieux TMC2130 permettant le homing sans capteur de fin de course, une fonction power panic en cas de coupure de courant et une sonde de calibration automatique du plateau. Selon les tests, l'ensemble forme une machine pensée pour durer plutôt que pour impressionner sur la fiche technique.
Elle a longtemps été vendue en deux versions : kit à monter soi-même, moins cher et formateur, ou machine assemblée prête à l'emploi. Le montage du kit demande plusieurs heures mais la notice Prusa est unanimement saluée comme un modèle du genre. Cette double approche, combinée à la philosophie open source de la marque, explique l'attachement très fort de la communauté à cette machine.
Qualité d'impression et fiabilité
Sur le terrain, la MK3S+ délivre une qualité d'impression que les testeurs décrivent comme propre et régulière : géométries nettes, surfaces lisses et bon rendu des détails fins. Sans atteindre les finitions extrêmes des machines à entraînement direct dernier cri, elle reste largement au niveau attendu pour de la pièce fonctionnelle comme décorative, et ce de façon constante d'une impression à l'autre.
C'est surtout sa fiabilité qui a bâti sa réputation. Les retours de praticiens et de fermes d'impression évoquent des machines qui tournent en quasi-continu pendant des années avec un entretien minimal. Là où beaucoup d'imprimantes demandent des recalibrations fréquentes, la MK3S+ pardonne et reste prévisible. C'est précisément cet angle increvable qui justifie son statut de valeur sûre, y compris en occasion.
Vitesse : plus lente mais constante face aux CoreXY
Soyons honnêtes : la MK3S+ n'est pas une rapide. Son architecture cartésienne, où le plateau se déplace sur l'axe Y, limite mécaniquement la vitesse atteignable. En profil qualité, les périmètres externes tournent autour de 25 mm/s et le remplissage vers 80 mm/s ; les profils plus rapides montent plus haut mais au prix de la finition. Les machines CoreXY modernes, dont la propre CORE One de Prusa, vont nettement plus vite.
Ce n'est pas forcément un défaut rédhibitoire. La philosophie de la MK3S+ est la régularité : elle privilégie la réussite de l'impression sur le chrono. Pour un utilisateur qui lance des pièces le soir ou laisse tourner des séries sans surveillance constante, la lenteur relative compte moins que le taux de réussite. Qui cherche la vélocité pure regardera plutôt vers une CoreXY récente ; qui cherche la tranquillité restera servi.
Écosystème, mises à niveau et matériaux
C'est sans doute le plus grand atout de la machine. PrusaSlicer est un logiciel mature et gratuit, régulièrement mis à jour, avec des profils éprouvés. Le firmware open source évolue, la base de connaissances est riche et les pièces détachées restent disponibles longtemps, ce qui est rare sur ce marché. Côté matériaux, la MK3S+ gère le PLA, le PETG, l'ABS, l'ASA, le TPU flexible et de nombreux composites, son plateau chauffant et son extrudeur étant polyvalents.
La machine est aussi très évolutive. Une grande partie des améliorations passe par des pièces imprimables soi-même. Pour les couleurs multiples, le module MMU permet plusieurs filaments, même si les retours sur la génération MMU2S soulignent une mise au point exigeante en patience (le système a depuis progressé avec le MMU3). Enfin, des kits de mise à niveau officiels existent pour faire évoluer une MK3 vers des fonctions plus récentes, signe d'une longévité pensée dès l'origine.
Acheter une Prusa MK3S+ d'occasion
L'occasion est un excellent terrain pour cette machine, à condition de vérifier quelques points. Contrôler l'état du plateau PEI (rayures, zones décollées), tester la calibration automatique du plateau (première couche régulière sur toute la surface), écouter les axes et les ventilateurs à la recherche de jeu ou de bruit anormal, vérifier le capteur de filament et demander une impression de test type benchy en direct. Se renseigner sur les heures d'utilisation, le firmware installé et la présence éventuelle d'un module MMU, et privilégier un vendeur capable de fournir l'historique d'entretien.
Notre angle testé : chaque MK3S+ que nous proposons est remise en route et imprime un objet de contrôle avant mise en vente. Plateau et buse inspectés, calibration du plateau revalidée, axes et entraînement vérifiés, consommables d'usure contrôlés et remplacés si besoin. L'objectif est simple : livrer une machine déjà recalibrée et prête à imprimer, pour que vous profitiez de la fiabilité légendaire de la MK3S+ sans la loterie du particulier à particulier.
Fiche technique
| Type | FDM |
|---|---|
| Volume d’impression | 250×210×210 mm |
| Année | 2020 |
| Buse max | 300 °C |
| Plateau max | 120 °C |
| Vitesse max | 200+ mm/s |
| Nivellement | Auto (mesh bed leveling, capteur SuperPINDA) |
| Connectivité | Carte SD (incluse), Ethernet/Wi-Fi via Raspberry Pi |
| Enceinte | Ouverte |
| Multicouleur | Oui via MMU2S/MMU3 (option) |
| Hauteur de couche | 0,05-0,35 mm |
| Matériaux | PLA, PETG, ASA, ABS, PC, Flex, Nylon, fibres |
| Poids | 7 kg |
| Prix neuf indicatif | 899-999 € (monté) / ~769 € (kit) |
Fiche technique vérifiée — voir la fiche produit pour la disponibilité.
Ce qu’en disent les makers
Synthèse des retours croisés de plusieurs tests vidéo et écrits.
- Une bête de somme qui tourne des années sans broncher, beaucoup la décrivent comme la machine qu'on oublie tant elle fait juste son travail
- La qualité de la première couche grâce à la calibration auto du plateau est citée comme un confort qu'on ne veut plus quitter
- Le plateau flexible PEI fait l'unanimité : on plie, la pièce se décolle, on relance
- Selon les retours, le capteur de filament peut générer de fausses alertes avec les filaments transparents ou très sombres
- Sur le MMU2S, le consensus est clair : ça marche, mais il faut de la patience et de la calibration ; le stock seul reste bien plus serein
Pour qui ?
Idéale pour qui veut une machine fiable et durable, un fort écosystème et une prise en main encadrée, sans course à la vitesse. À éviter si la rapidité d'impression est votre critère numéro un ou si vous voulez du multicouleur sans aucune mise au point.
Cette Prusa i3 MK3S+ vous intéresse ?
Disponibilité et fiche technique vérifiée sur la fiche produit.
Questions fréquentes sur la Prusa i3 MK3S+
La Prusa MK3S+ est-elle encore un bon achat en 2026 ?
Oui, surtout en occasion. Elle est moins rapide que les CoreXY récentes mais sa fiabilité, sa qualité d'impression et son écosystème restent excellents. Pour un usage où la régularité prime sur la vitesse, c'est une valeur sûre à un prix attractif.
Quelle différence avec la MK4 et faut-il préférer cette dernière ?
La MK4 est plus rapide et ajoute des automatisations, mais la qualité d'impression d'une MK3S+ bien entretenue reste comparable. Si la vitesse n'est pas votre priorité, une MK3S+ d'occasion offre un rapport qualité-prix souvent imbattable, d'autant que des kits de mise à niveau existent.
Peut-elle imprimer en plusieurs couleurs ?
Oui, via le module multicouleur MMU en option. La génération MMU2S est réputée exigeante en réglages selon les retours utilisateurs ; le système a depuis évolué avec le MMU3. En version standard, la machine imprime un seul filament à la fois de façon très fiable.
Quels matériaux peut-on imprimer ?
La MK3S+ gère le PLA, le PETG, l'ABS, l'ASA, le TPU flexible et de nombreux composites grâce à son plateau chauffant et son extrudeur polyvalent. PrusaSlicer fournit des profils éprouvés pour la plupart de ces matériaux.
Autres tests à lire
4.1/5 Anycubic Kobra 3 Combo
La Kobra 3 Combo a été l'une des premières machines à démocratiser le multicouleur sous la barre des concurrents directs, et en monochrome elle imprime vite et proprement. Son point fort distinctif reste l'ACE Pro qui fait aussi office de sécheur de filament actif. Le multicouleur, lui, demande de la patience : purges gourmandes et système d'alimentation parfois capricieux. En occasion à prix réduit, c'est une porte d'entrée multicolore au rapport qualité-prix difficile à battre, à condition de bien vérifier l'état de l'ACE Pro.
4.0/5 Artillery Sidewinder X4 Pro
L'Artillery Sidewinder X4 Pro est une bed-slinger cartésienne grand volume qui mise tout sur le bon compromis prix, vitesse et qualité. Avec Klipper pré-installé, rails linéaires sur X et Y et extrudeur direct drive double engrenage, elle imprime vite et propre une fois calibrée. Les retours réels la décrivent comme solide et fiable, à condition d'accepter une mise en route un peu laborieuse (réglage de plateau, slicer maison à remplacer) et une ventilation bruyante. En occasion reconditionnée, elle devient un excellent point d'entrée vers le volume abordable.
4.5/5 Prusa CORE One
La CORE One est la première CoreXY fermée conçue de bout en bout par Prusa, et c'est une réussite : qualité d'impression irréprochable, chambre active qui ouvre vraiment la porte à l'ABS, l'ASA et le PC, le tout dans un châssis acier réparable au tournevis. Elle reste une machine premium qui demande un peu de rigueur au montage, mais en occasion reconditionnée elle devient l'un des meilleurs tickets d'entrée vers le CoreXY techniquement sérieux et 100 pour cent ouvert.