Le TPU ouvre l’impression 3D aux pièces qui plient sans casser. Là où le PLA ou l’ABS sont rigides, le TPU absorbe les chocs, étire et revient à sa forme, ce qui le rend incontournable pour les coques de téléphone, les roues, les semelles, les joints d’étanchéité et tout ce qui doit amortir ou s’adapter.
Comprendre la flexibilité
Le TPU appartient à la famille des élastomères thermoplastiques. Sa souplesse se règle au niveau de la dureté Shore : plus le chiffre est bas, plus la matière est molle. Cette élasticité même complique l’extrusion, car le filament se comporte comme un ressort dans le mécanisme d’entraînement. Pour découvrir l’ensemble des matières souples, consultez la catégorie filament flexible.
Réglages indispensables
La règle d’or est la lenteur : un débit régulier compte plus que la vitesse, donc visez 15 à 40 mm/s selon la dureté. Imprimez la buse entre 215 et 250°C et désactivez ou réduisez fortement la rétraction, qui provoque bourrages et stringing sur ce matériau collant. Un plateau légèrement chauffé (autour de 40-60°C) suffit, et le TPU adhère souvent très bien, parfois trop. Séchez la bobine si nécessaire, car le TPU absorbe l’humidité. Pour les pièces structurelles rigides, revenez vers le PETG ou le PLA.